Les linguistes atterrées au théâtre de la Concorde

On était 8.
On avait un jour pour répéter, on n’était jamais monté sur scène (pour la plupart).
On était plus ou moins dispo pour préparer.
Anne avait mal aux yeux…
Et miracle !!!
Arnaud a refait toutes nos diapos.
Jérôme les a mis en musique.

On était hyper inquiets parce que le théâtre avait fait du surbooking
1000 réservations pour 600 places !!
Le public est venu en masse…
Le théâtre était plein comme un œuf, jusqu’au 2e balcon.

Une première partie : la convivialité (et quelle convivialité !)

Une 2e partie…
Molière est apparu en tirant la langue.
Finkielkraut aussi, se demandant quand ça commence.
Mederic et Julie ont joué une scène du Malade imaginaire.

Anne a commenté la graphie d’origine (quoy? moy? estre? Le poulmon!)

Puis Laélia. Puis Maria.

Puis de nouveau Julie.
Puis…
Anne a fait voter le public : Oui la négation avec « ne », l’interdiction de « malgré que », l’inversion du sujet dans les questions ont bien été débusquées comme des règles « zombie ».

Anne a présenté la Grande Grammaire du français (pour les « vraies » règles)

Maria et Julie ont discuté des diffluences de l’oral spontané (donc, euh, quoi)


et des qualités de voix, Maria fait fanny Ardant et Julie Arletty.

Maria et Laélia ont présenté les stratégies de marquage du genre en français qui se posent en fait dans pas mal de langues. Elles ne sauraient se résoudre au seul point médian (qui risque de vous valoir la prison ou une amende..si si….si on suit certains sénateurs)

Christophe a fait un petit détour par la question : mais au fait est-ce que le niveau en orthographe baisse ?

 

Pour la partie débat, on a eu plein de questions.

Et les débats se sont poursuivis sur le stand de la libraire qui avait tous nos livres.
On a pu dédicacer à tour de bras.

C’était beau, intense, émouvant, fort, joyeux.

Bref, la linguistique sous toutes ses formes 🙂